Les Ateliers de la Cité

9 œuvres pérennes réalisées depuis 2008, Bertille Bak en résidence en 2017

Les « Ateliers de la cité », ce sont des résidences d’artistes nationaux ou internationaux initiées par la Fondation d’entreprise Logirem depuis 2008 à la Bricarde et depuis 2014 à Fonscolombes, coordonnées par Sextant et plus.



Des artistes locaux ou internationaux ont pour objet de produire des œuvres inspirées par les lieux de vie tout en impliquant les habitants par des actions de médiation et des ateliers de pratique artistique, durant 1 à 2 ans.
Ces artistes sont sélectionnés par appel à projet (93 dossiers en 2014, 37 nationalités) et choisi par un jury composé de l’ensemble des partenaires.
Les ateliers de pratique avec les habitants se déroulent sur site dans des locaux mis à disposition, dans les écoles du quartier, à la Friche de la Belle de Mai.

BRICARDE, MARSEILLE 15ÈME

Guillaume Louot – 2016

Guillaume Louot, met en place son projet d’installation lumineuse pour les toits de la résidence sur deux ans.

Réflexion, de Nathanaël Abeille  – 2016

Nathanaël Abeille, designer-chercheur diplômé de l’ENSAD École nationale supérieure des arts décoratifs, a construit une oeuvre autour de la lumière et des jeux de réflexion sur les façades à partir de techniques et de revêtements. Sa création qui repose sur un travail de diffusion de la lumière. L’artiste a cherché à redistribuer la lumière solaire sur le site et dans les logements, des façades ensoleillées vers les habitations les plus à l’ombre.

Le parlement, de Stefan Eichhorn – 2014

Stefan Eichhorn (Dresde, 1980) utilise la sculpture pour révéler certains espaces ou certains faits historiques ou politiques rattachées à un lieu. Il s’attache à découvrir des lieux.porteur d’une histoire et de caractéristiques architecturales particulières .

A l’issue d’une année de résidence à La Bricarde dans le cadre des « Ateliers de la cité », Stefan Eichhorn présente « Le Parlement », une sculpture réalisée dans l’espace des jardins partagés du quartier. Cette oeuvre « à pratiquer » selon la forme symbolique semi-circulaire d’une assemblée cherche à redonner vie à ce lieu dans lequel demeuraient quelques vestiges d’un espace de rencontre.

Le jardin des inclinaisons, de Charlie Jeffery – 2013

L’artiste britannique a créé un espace des possibles ouvert « où l’on peut jouer, prendre du temps, s’incliner, traîner, s’assoir et lire, penser et parler ; travailler, manger ou tout simplement rêver ; où l’imagination peut affluer. »
Cette oeuvre monumentale épurée, dans l’esprit zen des jardins secs japonais, est réalisée à partir de blocs calcaires locaux, bruts et coupés en deux pour en révéler l’intérieur.

Time, de gethan&myles – 2012

Le duo gethan&myles présente une proposition artistique protéiforme sur le temps incluant une vidéo, une édition et une sculpture in situ :

  • «L’arrêt», documentaire expérimental sur l’indécision, le passage de l’enfance à l’âge adulte et la chorégraphie de la peur, tourné dans le Parc National des Calanques avec un groupe de jeunes adultes de la Bricarde.
  • «Time Machine», un livre édité à 366 exemplaires dans lequel se succèdent souvenirs d’habitants et images du quartier, prises par gethan&myles et les élèves de 3ème e t 4 ème du Collège Henri Barnier.
  • «Fin», une sculpture luminescente transparente indiquant le passage du temps en ombres portées sur le sol. A l’intérieur de ce cadran solaire monumental, se distingue 366 dates de naissances, hommage aux habitants de la Bricarde et clin d’oeil à 2012, année bissextile.

L’envol, de Jean-Marc Munerelle – 2011

Jean-Marc Munerelle réenchante le quotidien par la création d’une sculpture cinétique interagissant avec l’élément vent, omniprésent à la Bricarde.

« Le mouvement est l’élément commun à mes réalisations artistiques qui prennent la forme d’interventions, de photos, de sculptures et le plus souvent de films vidéos. […] Le sujet du vent devient un moyen de faire évoluer ou «faire vivre» la forme achevée que l’on peut définir comme sculpturale. »

Socles hauts pour le rêve, de Yazid Oulab – 2008-2009

Premier artiste invité, Yazid Oulab a imaginé le concept des « étagères de curiosités » en écho à la géographique du site qu’il décrit comme « un balcon de la pensée ». Chaque oeuvre révèle les histoires personnelles des habitants : Bibi l’épicier et son sac de jute, les pinces et l’encrier imaginés par les enfants, la brouette trônant au-dessus du jardin partagé, les dominos proposés par un gestionnaire comme le jeu favori des anciens de la résidence. Une oeuvre pleine d’humanité et d’affect incitant les habitants à partager un bout d’eux-mêmes.

FONSCOLOMBES,  MARSEILLE 3ÈME

Bertille Bak, actuellement en résidence

Bertille Bak, plasticienne française s’immisce à la manière d’une exploratrice au long cours dans différentes communautés, avec intelligence et empathie. Elle ira à la rencontre des habitants de Fonscolombes pour produire un oeuvre en phase avec leur histoire.

Le Pitori cuirasse, Sophie Dejode & Bertrand Lacombe – 2016

À la question d’un travail participatif sur le territoire de Fonscolombes, Dejode&Lacombe ont répondu par l’ouverture vers la mer, son approche et le mouvant : mobilis in mobile, c’est à dire en l’espèce un petit Nautilus et ses capitaines Némo.

À partir d’une barque flambant neuve préparée pour emmener un groupe d’enfants de la résidence de Fonscolombes en mer, le duo Dejode&Lacombe a mis en oeuvre une improbable
parade. L’équipage d’enfants et d’artistes ont élaboré une sculpture ayant les traits d’un « bateau à pattes » et ont embarqué ce joli monde dans une performance en forme d’odyssée marseillaise, avant de déposer de nouveau la chaloupe, au cœur de la cité.

Aura Adidas 2.5, Rémi Dal Negro – 2016

Cartographe du son et compositeur visuel diplômé de l’École Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy, Rémi Dal Negro expérimente et crée des dispositifs qui retranscrivent les intempéries et le passage du temps, qui  laissent voir et entendre des instants de respirations, des silences.

Un grand dessin noir sur blanc, complexe, quasi illisible, est apparu au détour d’un escalier de la résidence Fonscolombes. Si au premier regard il s’apparente à un dessin technique abscons, n’importe quel oeil est très rapidement frappé par l’apparition d’une image familière. En détournant le logo d’une grande marque, dont l’image est profondément ancrée dans
l’inconscient collectif, Rémi dal Negro sème le trouble et fait le lien entre marketing et persistance rétinienne indélébile.

Alter Zeitgeist, de Marielle Chabal – 2015

En un an, Marielle Chabal a construit une oeuvre d’anticipation, un livre d’artiste en résonance avec le quartier et ses habitants. Prenant le tour d’un roman policier, elle illustre ce roman de personnalités singulières qui font revivre le genre sous une nouvelle forme. Le roman est publié aux éditions Sextant et plus et a été offert aux habitants de Fonscolombes.

Résidences d’artistes


LIENS UTILES