Les Ateliers de la Cité

6 œuvres pérennes réalisées depuis 2008, 8 artistes résidents en 2016

Les « Ateliers de la cité », ce sont 8 résidences d’artistes nationaux ou internationaux initiées par la Fondation d’entreprise Logirem depuis 2008 à la Bricarde et depuis 2014 à Fonscolombes, coordonnées par Sextant et plus.



2 artistes par site, 1 artiste local et 1 artiste international ont pour objet de produire des oeuvres inspirées par les lieux de vie tout en impliquant les habitants par des actions de médiation et des ateliers de pratique artistique, durant 12 à 24 mois.
Ces artistes nationaux et internationaux sont sélectionnés par appel à projet (93 dossiers en 2014, 37 nationalités) et choisi par un jury composé de l’ensemble des partenaires.
Ils travaillent, et pour les artistes internationaux, vivent au cœur des résidences.
Les ateliers de pratique avec les habitants se déroulent sur site dans des locaux mis à disposition, dans les écoles du quartier, à la Friche de la Belle de Mai.

BRICARDE, MARSEILLE 15ÈME

Ateliers de Nathanaël Abeille et Guillaume Louot, actuellement en résidence

Depuis septembre 2015, Nathanaël Abeille, designer-chercheur diplômé de l’ENSAD École nationale supérieure des arts décoratifs, construit un projet artistique autour de la lumière et des jeux de réflexion sur les façades à partir de techniques et de revêtements. Une diffusion de lumière des façades ensoleillées vers les habitations les plus à l’ombre.

Guillaume Louot, met en place son projet d’installation lumineuse pour les toits de la résidence sur deux ans.

Le parlement, de Stefan Eichhorn – 2014

Stefan Eichhorn (Dresde, 1980) utilise la sculpture pour révéler certains espaces ou certains faits historiques ou politiques rattachées à un lieu. Il s’attache à découvrir des lieux.porteur d’une histoire et de caractéristiques architecturales particulières .

A l’issue d’une année de résidence à La Bricarde dans le cadre des « Ateliers de la cité », Stefan Eichhorn présente « Le Parlement », une sculpture réalisée dans l’espace des jardins partagés du quartier. Cette oeuvre « à pratiquer » selon la forme symbolique semi-circulaire d’une assemblée cherche à redonner vie à ce lieu dans lequel demeuraient quelques vestiges d’un espace de rencontre.

Le jardin des inclinaisons, de Charlie Jeffery – 2013

L’artiste britannique a créé un espace des possibles ouvert « où l’on peut jouer, prendre du temps, s’incliner, traîner, s’assoir et lire, penser et parler ; travailler, manger ou tout simplement rêver ; où l’imagination peut affluer. »
Cette oeuvre monumentale épurée, dans l’esprit zen des jardins secs japonais, est réalisée à partir de blocs calcaires locaux, bruts et coupés en deux pour en révéler l’intérieur.

Time, de gethan&myles – 2012

Le duo gethan&myles présente une proposition artistique protéiforme sur le temps incluant une vidéo, une édition et une sculpture in situ :

  • «L’arrêt», documentaire expérimental sur l’indécision, le passage de l’enfance à l’âge adulte et la chorégraphie de la peur, tourné dans le Parc National des Calanques avec un groupe de jeunes adultes de la Bricarde.
  • «Time Machine», un livre édité à 366 exemplaires dans lequel se succèdent souvenirs d’habitants et images du quartier, prises par gethan&myles et les élèves de 3ème e t 4 ème du Collège Henri Barnier.
  • «Fin», une sculpture luminescente transparente indiquant le passage du temps en ombres portées sur le sol. A l’intérieur de ce cadran solaire monumental, se distingue 366 dates de naissances, hommage aux habitants de la Bricarde et clin d’oeil à 2012, année bissextile.

L’envol, de Jean-Marc Munerelle – 2011

Jean-Marc Munerelle réenchante le quotidien par la création d’une sculpture cinétique interagissant avec l’élément vent, omniprésent à la Bricarde.

« Le mouvement est l’élément commun à mes réalisations artistiques qui prennent la forme d’interventions, de photos, de sculptures et le plus souvent de films vidéos. […] Le sujet du vent devient un moyen de faire évoluer ou «faire vivre» la forme achevée que l’on peut définir comme sculpturale. »

Socles hauts pour le rêve, de Yazid Oulab – 2008-2009

Premier artiste invité, Yazid Oulab a imaginé le concept des « étagères de curiosités » en écho à la géographique du site qu’il décrit comme « un balcon de la pensée ». Chaque oeuvre révèle les histoires personnelles des habitants : Bibi l’épicier et son sac de jute, les pinces et l’encrier imaginés par les enfants, la brouette trônant au-dessus du jardin partagé, les dominos proposés par un gestionnaire comme le jeu favori des anciens de la résidence. Une oeuvre pleine d’humanité et d’affect incitant les habitants à partager un bout d’eux-mêmes.

FONSCOLOMBES,  MARSEILLE 3ÈME

Rémi Dal Negro et le duo Sophie Dejode & Bertrand Lacombe , actuellement en résidence

Sur deux ans, le duo Dejode & Lacombe travaille à une oeuvre pérenne s’implantant dans les équipements sportifs de la résidence. Ils préparent une compétition dont ils inventent les règles, et construisent, avec les enfants, les équipements (maillots, jeux, coupes…).

Cartographe du son et compositeur visuel diplômé de l’École Supérieure d’Art de l’Agglomération d’Annecy, Rémi Dal Negro expérimente et crée des dispositifs qui retranscrivent les intempéries et le passage du temps, qui  laissent voir et entendre des instants de respirations, des silences. Son travail mêle composition visuelle et sonore et sera inspiré par Fonscolombes et ses habitants durant cette année de résidence.

“ Alter Zeitgeist”, de Marielle Chabal – 2015

En un an, Marielle Chabal a construit une oeuvre d’anticipation, un livre d’artiste en résonance avec le quartier et ses habitants. Prenant le tour d’un roman policier, elle illustre ce roman de personnalités singulières qui font revivre le genre sous une nouvelle forme. Le roman est publié aux éditions Sextant et plus et a été offert aux habitants de Fonscolombes.

Résidences d’artistes


LIENS UTILES